Emailing | La pire des newsletters

Ce matin, habituel coup d’œil sur ma boîte mails. Encore une dizaine de newsletters, plus ou moins sollicitées. Une à une, je les ouvre pour découvrir les « créations » du jour et, avec un peu de chance, repérer une bonne idée qui pourra inspirer ce post. Raté. Ce matin, j’ai droit au pire des newsletters…

La pire des newsletters, c’est quoi ?

Ca clignote !  Oui, il existe encore certaines personnes qui utilisent le « blink tag »… A éviter. Définitivement. SVP.

C’est un peu de tout, en trop : Trop de couleurs tue la couleur, trop de typos tue la typo, etc. C’est bien connu ; on n’abuse pas des bonnes choses. Rester simple et se contenter d’une à deux typos est élégant ; idem pour les couleurs ou les tailles de police de texte. Plus vous en faites, plus votre message est comme happé par les fioritures. Vous brouillez les pistes à trop vouloir les tracer. Alors, restez simple et de bon goût.

Ça jargonne : Vous êtes un professionnel, vous savez de quoi vous parlez. Jargonner ne vous donnera pas plus de crédit aux yeux de vos abonnés (en tout cas, jamais autant qu’un témoignage enthousiaste de vos clients). User de mots obscurs ou autres acronymes que seuls vous et vos pairs maîtrisez, vous rendra au mieux impressionnant, au pire ennuyant… Mais, dans un cas comme dans l’autre, cela ne risque pas d’aider à l’engagement de vos clients.

Ça ne s’adresse pas à moi : Les cuissardes pour pêcheurs à la mouche…. Non, désolée, cela ne me correspond pas vraiment. Avec un minimum d’analyse sur le comportement de ses abonnés, tout un chacun peut rapidement déceler l’intérêt de ses lecteurs. Tentez de personnaliser un minimum le contenu de vos newsletters, et respectez vos abonnés en leur proposant un message qui tienne compte de leurs intérêts, âge, genre ou toute autre information en votre possession.

C’est quoi ce titre ? Ah… la première impression… Entre les titres malencontreusement « spammy » qui vous feront atterrir tout droit en courrier indésirable, les titres trop longs, fourmillants de symboles, de capitales, de ponctuation abusive, ou même ceux utilisant un faux « Re : … ». Les mauvaises pratiques en termes d’objet d’email pourraient donner lieu à un tout autre post.

Ça arrive plusieurs fois dans mon inbox : Ce matin, j’ai reçu deux fois la même newsletter… Quelqu’un aurait-il malencontreusement appuyé deux fois sur le bouton « envoyer » ? ou est-ce la liste de contacts qui mériterait un petit nettoyage ?

C’est plein d’erreurs : Pas besoin de gloser sur ce point. « Relisez-vous », disaient mes professeurs.

C’est long : Scroller n’est pas, en soi, un problème si c’est pour regarder de belles images, ponctuées de quelques Call-To-Action bien placés. Mais si c’est pour lire un texte interminable… Soyez concis, précis, allez droit au but et si vous avez beaucoup de choses à raconter, dites-les sur la landing page liée à votre newsletter.

Ça revient encore et toujours, même après désabonnement : « Hier, j’avais l’impression de m’être désabonné de cette newsletter, mais je n’en étais pas sûr. Aujourd’hui, je suis certain de m’être désabonné et j’en ai vraiment marre de recevoir ces messages non sollicités… » L’étape suivante est généralement la plainte. Alors, pour éviter d’ennuyer sérieusement vos anciens abonnés et de pâtir de leur mécontentement, nettoyez vos listes régulièrement et suivez les désabonnements avec autant d’attention que vous suivez les abonnements !

Vous avez d’autres points à ajouter ? Aidez-nous à faire le portrait de la pire des newsletters en commentant ce post.

 

 

Photo (c) Steve Snodgrass / Flikr

 

Un commentaire sur “Emailing | La pire des newsletters

  1. Marco Bertolini
    3 février 2014 at 14 h 38 min

    Merci pour ce florilège d’erreurs : j’ai malheureusement pu associer chacun des travers que vous dénoncez à au moins une newsletter reçue ces dernières semaines…

    Et j’en ajouterai une que j’ai reçue ce matin – et à laquelle je me suis désabonné, j’espère définitivement – une newsletter dans laquelle l’auteur ne parle que d’elle-même, qui ne m’apporte rien en tant que lecteur ou utilisateur éventuel de ses services et qui ne renvoie vers aucun lien, ni utile, ni inutile. Autrement dit : une pure perte de temps pour moi et une image désastreuse pour son expéditrice !

    Bonne semaine,

    Marco.

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